mardi 12 août 2008

Le monde des vivants.

Le chemin de l’éternel retour est désespérément pavé d’ennui, et c’est dans un bref moment de pure folie que je pose le clavier sur mes genoux en lançant cette saloperie de microsoft word. Il est fort possible que ça ne dure pas. Il est fort possible que je m’abîme dans une session de curage de pif lors de la rédaction de ce post et que j’abandonne le truc au milieu d’une phrase sur une pichenette mal cadrée. Mais il est également possible que ce post fasse trois pages et se mette à accumuler tout un tas de considérations plus ou moins pertinentes. Juste là maintenant en tapant ces mots, même moi je ne sais pas encore laquelle des deux options va finir par s’imposer.

Y a pas eu de post sur üzdrük depuis longtemps. Neuf ou dix mois d’après mes calculs, c’est vrai que j’ai pas vérifié mais en même temps je suis pas mon propre putain de biographe non plus, moi je dis faudrait engager un roumain pour ça. Et s’il pouvait aussi s’occuper des centaines de messages de spam dans les commentaires, ce serait vraiment choupi de sa part. Parce que y a du taf mine de rien. Peut être même que là j’irai porter une demande de régularisation à la préfecture, pour que mon roumain puisse avoir des papiers en règle et tout. Seul problème, après ça je serai obligé de le payer pour son travail. Merde alors. Si mon cœur balance mon portefeuille lui non, parce qu’il est bien calé dans la poche de mon futal. Alors bon, c’est con pour Dimitri mais il pourra se consoler en pensant qu’il y aura toujours des parcmètres le long des trottoirs.

Après avoir démissionné de l’hôtel j’ai été faire un petit tour du côté des agences d’intérim. L’intérim c’est bien, ça permet de se rappeler certaines vérités essentielles de la vie, la vraie, celle qui sue des poils de dessous les bras. Ça permet aussi de se souvenir du poids exact d’une armoire. Conclusion : un disque déplacé et une inflammation du nerf sciatique. Bilan : une semaine à se demander si d’aventure le tétrazepam serait pas un truc sympa à sniffer une fois réduit en poudre. Mais l’intérim c’est aussi l’occasion de faire des rencontres enrichissantes. Mon grand gagnant s’appelle Désiré, ça s’invente pas, et Désiré par exemple il a voté sarkozy parce qu’il a piqué les meilleures idées de le pen, mais que lui au moins il pourra les mettre en pratique. La plus grande fierté de Désiré ? Son fils. Parce que le fils à Désiré il fait de grandes études ? Non. Parce que le fils à Désiré il a un bon taf et qu’il gagne bien sa vie ? Non plus. Si Désiré est aussi fier de son fils, c’est parce que son fils à une grande passion : casser du pédé. Il a même latté la gueule de son propre cousin lors d’un coming-out d’anthologie. Avouez qu’il y a de quoi être fier non ? Désiré, 50 ans, petit, tellement petit, et qui a les yeux jaunâtres. Désiré, qui a le dos en vrac à force de porter des merdes trop lourdes pour lui parce qu’il sait rien faire d’autre. Désiré, qui je l’espère crèvera dans d’atroces souffrances avec son connard de fils à ses côtés, un jour où l’hôpital brûlera.

Après ça, j’ai décidé d’y aller mollo avec les tafs à la con. J’ai arpentés les locaux des assedic et de l’anpe comme un grand. J’ai demandé à faire une formation. Aux assedic ils m’ont dit : voyez à l’anpe. A l’anpe ils m’ont dit : voyez avec l’afpa. J’ai été à l’afpa. J’ai passé des tests. Ils ont dit que j’avais le droit de faire une formation de développeur informatique. J’ai dis banco. Ils m’ont dit qu’il fallait que je vois avec les assedic pour le financement. Entre-temps, les assedics avaient réussi à perdre mon dossier. J’en ai profité pour aller faire les ateliers de l’anpe, tout ceux qu’ils m’ont proposé, les trucs du style « apprends à faire ton CV » où tu retrouves entre Sandrine, 42 ans, qui veut monter sa boite de vente à domicile de tupperwares et Francis, 52 ans, qui vit dans sa voiture depuis deux mois et qui pense – avec beaucoup de pertinence – qu’il est plutôt mal barré pour trouver du travail, joli CV ou pas. Au milieu de tout ça, moi je me suis dit : trop bien la vie, clair que je perds pas mon temps. J’ai harcelé l’anpe et les assedic pour qu’ils se bougent le cul. Il a fallu que je refasse mon dossier. Quand ça a été bon, la formation que je visais avait complété ses effectifs. J’ai été mis sur liste d’attente. Pendant ce temps-là, l’anpe me proposait des offres d’emploi dans l’hôtellerie. C’est pas vraiment que je voulais absolument persévérer dans un milieu que je détestais profondément, mais il se trouvait qu’à Aix l’anpe qui s’occupe de l’hôtellerie est celle qui est la plus proche de chez moi. Sinon l’autre elle est située à perpète, et vu le peu d’intérêt qu’il y a à se rendre à leurs rendez-vous je préférais maximiser à fond les temps de trajet.

Bref.

J’ai été obligé d’aller à des entretiens pour des tafs que je ne voulais absolument pas. C’est la règle du jeu après tout. Faut quand même noter qu’à la différence des gens qui font les lois, ceux qui sont censés les appliquer sur le terrain sont nettement plus humains. J’entends par là que se sont eux qui sont physiquement confrontés aux chômeurs, et qu’entre gens normaux au fond y a toujours moyen de s’arranger, faut pas déconner non plus. Ils sont relativement conscients de devoir appliquer des lois complètement connes, et quelque part ça rassure. Dans les salles d’attente des assedic comme dans les ateliers anpe, sarkozy est parfois évoqué et jamais en bien. Et c’est quand même mieux qu’une journée à trimballer des armoires avec Désiré moi je dis.

Un jour il a fallu que j’aille à un entretien pour bosser dans un hôtel 4 étoiles, un truc qui devait s’appeler « la bastide de suce mes boules », ou un truc du genre. 27 chambres, dont la moins chère devait être dans les 250 euros la nuit. J’avais absolument pas envie d’être pris là-bas. Je me voyais comme Spud dans Trainspotting. Fallait que je foire le truc sans trop montrer que je voulais le foirer. Je suis arrivé avec une demi-heure de retard, et avec des baskets aux pieds. Malgré ça j’ai quand même eu droit à un rendez-vous pour un second entretien, genre avec le super chef et tout. Deux entretiens pour gagner le smic, je me demande combien ils en font à la NASA tiens. Les réceptionnistes en costard, les femmes de chambre en soubrette. Y avait le Figaro, l’Express et Gala sur le présentoir à journaux. L’enfer sur terre quoi. Sur le parking de l’hôtel y avait deux bagnoles immatriculées à Monaco et globalement les gens avaient pas l’air du genre à s’assurer à la Matmut. Je me suis dit que vraiment je voulais pas bosser là. Je suis allé au second entretien la mort dans l’âme, pas forcément bien rasé et avec quelques minutes de retard. Finalement le grand chef pouvait pas me voir parce que y avait Gabbana, de Dolce & Gabbana, qui venait pieuter ce soir-là (genre) et que du coup il avait pas le temps. A la place j’ai eu droit à une sorte de sous-fifre de milieu de gamme qui m’a vanté les fantastiques avantages de la fonction de réceptionniste dans un hôtel 4 étoiles mais j’avoue que j’ai pas bien écouté. J’écoute pas les gens qui dégoulinent littéralement d’obséquiosité crasse, ça me donne mal au cœur. A un moment donné il a précisé les dates d’embauche, tout en laissant entendre que c’était ma candidature qui était retenue. Ses dates, elles collaient pas avec la formation que j’avais demandé, et que j’étais carrément pas sûr de faire. Ça m’a pas empêché de brandir ça comme une sorte de talisman destiné à contrer le Mal. J’ai dis ah oui mais là non, si finalement je peux faire ma formation ça va pas vous arranger, on sait jamais faudra peut-être que je me désiste en dernier recours et ça va être galère pour vous, ce genre de conneries. Tout ça tout ça quoi. Sauvé in-extremis. Quelques semaines plus tard on m’a annoncé que je pouvais faire cette putain de formation, que le financement était ok et que tout était réglé, et ça m’a comme qui dirait tiré une fière chandelle du pied. En juillet je suis retourné bosser à l’hôtel, celui dont j’avais démissionné, parce que la patronne était en galère (ça lui a coûté cher) et parce que je voulais pas oublier ce à quoi j’avais la chance d’échapper.

Voilà.

Donc en gros depuis fin juillet j’ai commencé un truc qui va durer pratiquement un an et qui normalement, avec beaucoup beaucoup de travail de ma part, va me permettre d’avoir (enfin) un truc concret entre les mains. Ceci dit soyons francs : je sais pertinemment qu’une formation de l’afpa c’est très aléatoire. J’en ai parlé à des gens qui sont passés par là, je sais à peu près comment ça va se passer et je m’y suis préparé. Sur le papier le programme est correct, relativement complet, bien fourni. En pratique t’as un formateur qui te balance les supports de cours le matin et puis qui va faire sa vie dans son bureau pendant l’essentiel du reste de la journée. On est censés bouffer l’équivalent du programme de BTS en deux fois moins de temps. Ça va nécessiter pas mal de travail personnel. Mais à côté de ça ils nous mettent à disposition toutes les ressources dont on a besoin. Un PC par personne, avec tous les logiciels de développement installés, qui sera le notre durant un an. On peut faire à peu près ce qu’on veut dessus, il sera formaté à notre départ en juin 2009. Internet est pratiquement pas filtré. Je me retrouve avec des gars qui ont commencé par foutre Ubuntu sur leur PC. Y en a un qui partage toutes les saisons de One Piece sur le réseau. Entre midi et deux, ça joue à CS en bouffant un sandwich. Y a du cheveux gras et de la nuque longue. Y a du t-shirt pas politiquement correct et du baggy porté avec des tongs. Y a des discussions à propos de cartes graphiques et de MMORPG gratos. Y a de l’exposé sur Linux et du net send bombing. Y a des moments le matin, sur 16 postes y en a 14 qui sont sur La Brute. Ça me plait plutôt pas mal quoi. Le centre de formation est situé dans un quartier franchement pourri de Marseille, en partant d’Aix il me faut une heure pour y aller, mais il est sympa et bien foutu, pis y a des frites une fois par semaine.

Je suis content de pouvoir retourner à l’école.

Vraiment.

Je veux dire, après avoir passé trois ou quatre ans à travailler la nuit j’avais pris un sale rythme. Dormir le jour, travailler la nuit, c’est bon pour personne. Le chômage a été une période de transition. Mais se lever à midi pour tirer une douille et ouvrir une bière en sortant de la douche c’est pas viable non plus. Fallait retourner dans le monde des vivants. Se re-socialiser. Remettre un pied dans la société. Trouver un truc pour occuper mes journées, et dormir la nuit comme les gens normaux. Ne plus avoir le temps de m’informer correctement, mais manger à des heures normales. Ne plus avoir le temps de lire des bouquins, mais me lever en même temps que tout le monde. Ne plus pouvoir avoir le loisir de prendre l’apéro avec les potes, mais passer une heure dans les embouteillages le soir en rentrant du taf. Ne plus avoir l’occasion de glander en regardant le plafond, mais engranger des connaissances qui seront un jour monnayables sur le marché du travail.

Le monde des vivants, il pue du cul si vous voulez mon avis. Sur certains points je préférais celui des morts, celui de ceux qui bossent la nuit et qui n’existent pas vraiment.

Mais bon.

Avec un peu de chance d’ici un an je vous coderai un truc qui foutra en l’air le site de tf1. Le terrorisme virtuel, ça c’est l’avenir moi je dis.


But would I be a good Messiah with my low self-esteem ? If I don't believe in myself would that be blasphemy ? Just put some crummy "holier than thou" façade. Yeah that's what I would do if I were God. [The Bloodhound Gang]

vendredi 14 septembre 2007

Et sinon à part ça.

J’ai démissionné. Marre de ce boulot de merde. Parce que bon, au bout de quoi ? Trois ans, trois ans et demi à bosser dans des hôtels la nuit, je crois que j’ai plus que largement atteint le point de non retour. Voir post du dessous, au besoin.

D’ailleurs ma patronne a tenté de m’envoyer un avertissement, par recommandé, parce que parait qu’il y a des clients qui se plaignent de mon attitude. Sauf que ma patronne, elle aime pas trop dire les choses en face, alors du coup elle envoie des recommandés à la place. Mais comme moi je suis pas la moitié d’une fouine non plus, bah les recommandés je vais pas les chercher (en plus pour une fois la Poste me sert à quelque chose : le facteur ne vient JAMAIS frapper à la porte de chez moi. Au moins comme ça je suis pas emmerdé. Le facteur dieu merci, il remplit ses avis de passage peinard sur le parking, et puis ensuite il les distribue dans les boites à lettre. Le facteur, il optimise son temps de travail à mort. Après tout le facteur, il a des quotas maintenant hein. Fini parti, c’est comme ça qu’on dit).

Bref.

Tout ça pour dire qu’officiellement je suis pas sensé savoir de quoi il s’agit, mais que je le sais quand même. J’ai été méchant avec des clients, oui oui, certes oui, mais qu’est-ce qui vous dis que c’est pas les clients qui ont commencé hein ? Non mais franchement. En même temps y en a un, il est sorti de l’hôtel à 05h15, il rentrait en Angleterre et tout, bah à 13h50 t’avais déjà un mail de complaint tavu. Alors je me le suis forwardé, quand même. Rhalala les rosbifs, toujours à cheval sur la politesse. Non mais j’te jure.

Tout ça pour dire AUSSI que je cherche du travail. Et faudrait que j’en trouve vite, serait bien ça. Parce que c’est mal de démissionner comme ça tavu, t’as droit à que dalle. La règle c’est : ton boulot de merde, tu l’aime ou tu le quitte. Alors moi je choisis de le quitter. Un mois de préavis, et peu importe les conséquences. Je fais le malin mais quelque part j’ai peur. J’ai peur, et ça faisait longtemps. Je veux dire, ça rigole carrément pas là. Un auto coup de pied au cul en quelque sorte. Fallait bien que quelqu’un le fasse après tout. Je cherche du travail, donc.


But you know : I’d rather walk, than run. [Herman Düne]

(Oué j’ai découvert Herman Düne en live récemment. J’ai adoré.)

La pute à deux euros.

[Edit : post antidaté et écrit y a un mois de ça déjà]

La soirée avait déjà mal commencé. J’étais pas au taf depuis trois minutes, à me tenir les cheveux en me disant que putain je voulais dormir, me réveiller et puis mourir juste après. Histoire de pas crever crevé quoi. Bref. Donc j’étais pas là depuis trois minutes qu’une cliente se ramène à la réception avec à la main ce qui ressemblait furieusement à une pomme de douche cassée, le genre de pomme de douche en plastique blanc à pas cher qui pète dès qu’on essaye de régler l’orientation du jet et qui équipe toutes les chambres de l’hôtel. Parait que les modèles en métal, ceux qui cassent pas, sont trop onéreux. 110 euros la nuit 4 étoiles toussa, bienvenue dans mon cauchemar mais cette phrase là je l’ai déjà écrite un jour et c’est mal de se répéter.

Donc là la dame m’explique calmement que sa pomme de douche elle allait très bien ce matin et que selon elle la femme de chambre avait dû la casser en nettoyant la baignoire et que par la suite quelqu’un avait manifestement essayé de réparer ça, oui, mais AVEC DU SCOTCH. Du scotch de bureau en plus, le transparent. La dame continue à m’expliquer toujours aussi calmement, et elle avait foutrement raison parce que j’étais précisément en train de me dire la même chose, qu’il fallait quand même être complètement con pour espérer obtenir un quelconque résultat de cette manière. Du coup j’ai fais ahaha oué putain c’est clair, elle a fait ahahah aussi mais on sentait tout de même que son rire était teinté du cynisme froid de la personne qui a voulu prendre une douche après une bonne journée à suer sous le soleil du Midi, et qui s’est pris la pomme sur la gueule à la place*.

Renseignements pris le lendemain, le coup du scotch c’était le stagiaire. Il en est pas à son premier coup dans le genre mais là faut avouer qu’il avait fait très, très fort. Selon la réceptionniste qui m’a raconté ça, il lui a fallu un tout petit peu moins d’une heure pour accomplir son exploit, foutre du scotch à la base de la pomme de douche afin de relier celle-ci au tuyau, et puis (par pur perfectionnisme j’imagine) accrocher le tout bien en hauteur sur le truc qui permet d’avoir les mains libres**. Un peu moins d’une heure donc, mais un peu plus de deux secondes quand même avant que le tout ne se casse la gueule une fois que le robinet est ouvert. Du grand art, ciselé, un vrai putain de travail d’orfèvre. Genre le gars il faudrait l’engager sur le tournage du mamanjératélavion 12 quoi. Celui où le blondinet devenu punk crackophile fait une partouze avec des cadavres de putes déguisées en père noël et que quand les cambrioleurs ils arrivent ils se joignent à lui dans un festival de trucs que j’ai même pas envie de terminer ma phrase tellement c’est crade quoi tavu (pirouette inside). Ma journée commençait donc comme ça, et il était que 19h05. Plus que 11 heures et 55 minutes me dis-je.

Moins d’un quart d’heure plus tard arrive un jeune couple. De loin en voyant leur dégaine je me suis dit oulala mon bonhomme alors là c’est pas compliqué : ça, soit c’est du ch’ti, soit c’est du stéphanois. La fille était une sorte de putafrange campagnarde à lunettes. Elle aurait pu être jolie si seulement elle avait pas eu une sale gueule. Le mec avait la tête du footeux qui fait du tunning en écoutant de la makina. J’ai cru qu’il allait cracher par terre avant de parler, ou un truc dans le genre. En tout cas de suite j’ai su que ça allait mal se passer.

Avant d’aller plus loin il faut que je vous explique un peu les chèques week-end découverte, quand même. Dans l’hôtellerie on appelle ça Le Fléau. Dans la théorie c’est une vraie bonne idée : tu raques 80 euros pour offrir à des gens un coffret dans lequel il y a un livret te proposant diverses activités et différents hôtels dans plusieurs coins du pays. Les gens font leur choix et se payent le truc dont ils ont envie grâce au chèque-cadeau également contenu dans le livret. Le chèque-cadeau donne droit à une nuitée avec deux petits déjeuners le lendemain matin. Ça permet donc de faire un beau cadeau à un couple d’amis sans avoir à te casser le cul pour leur choisir un truc. Tu payes 80 euros, pis ils se démerdent avec ce que propose le livret. Bon plan quoi. Le truc c’est qu’en pratique ça permet à des tas de gens qui n’auraient jamais eu les moyens de foutre les pieds dans mon hôtel-à-la-con-4-étoiles-mon-cul d’y venir quand même. L’autre truc c’est que ça fait aussi perdre des thunes au bouzin, genre là au lieu de 132 euros (110 la chambre, et 11 le dèj par personne) l’hôtel en récupère seulement 80. Soit une perte de plus de 50 euros à chaque chambre par rapport au plein tarif. Y a des jours on en a genre 5 ou 6 des week-end découverte. Ça commence à coûter cher, et quand y a des surbooks ça fait grave chier. Le Fléau donc.

Donc eux ils avaient déjà pris leur chambre dans l’après-midi, ils étaient sortis faire un tour et là ils repassaient à l’hôtel avant de ressortir dîner. Ils sont venu me demander un ticket-login pour pouvoir utiliser le réseau wifi de l’hôtel. Je commence à décliner les différents tarifs (2 euros pour 1 heure, 6 pour 24 heures etc) et là : scandale. La truie se met direct à hurler que c’est pas normal, que c’est pas précisé dans la liste des suppléments payants sur le livret et que donc par conséquent c’est gratuit. Notons au passage que la liste en question date d’une époque où l’hôtel n’était pas encore entièrement équipé pour le wifi et qu’en conséquence c’était gratuit puisqu’il fallait rester à la réception pour capter le signal. A 5 mètres c’était mort. Maintenant tout l’hôtel est arrosé, sur 3 étages : y a eu de l’investissement. Donc la truie continue de hurler en énumérant la fameuse liste des suppléments, qui à vrai dire se réduit principalement à l’accueil des animaux de compagnie. Le parking, l’accès internet, le téléphone, toussa, rien n’y est clairement précisé. Et selon elle, si c’est pas marqué qu’il faut payer alors c’est forcément que c’est gratuit. Je me risque à une petite réflexion, genre « oui mais le bar par exemple, c’est pas marqué sur ton papier qu’il faut la payer la 1664 (que l’hôtel vend sans licence), donc ça aussi c’est gratuit ? Ça t’autorise à piller le frigo et puis à dire ah non c’est pas marqué alors je paye pas ? C’est ça ta théorie putain de grosse pouffiasse ? » (le ton montait, oui). Réponse : « ah mais le bar c’est normal c’est pas pareil ». Arh, imparable ça. C’est pas pareil. Voyant qu’il était inutile d’insister, que la pétasse campait sur ses positions avec les bras sur les hanches et son veau en train de vaguement meugler derrière elle (le mec était du genre passif, style j’ai de la conversation, de la répartie et tout mais je me garde ça pour le parking du macumba le samedi soir, pour le moment y a ma gerce qui braille alors je m’écrase), que les autres clients se demandaient ce qui se passait au juste et ce qu’attendait la spa pour venir euthanasier tout ça, que de toute façon le dialogue avec les espèces bovidées de ce genre était en général tout à fait impossible, j’ai donc fini par leur donner un ticket à deux euros puisque c’est ce qu’ils voulaient. Deux euros. Deux. La truie a directement arrêté de hurler, me l’a arraché des mains, a pris son veau sous le bras et a regagné son étable au deuxième étage avec la même démarche de triomphe qu’une oie qui a réussi à chier un œuf de pâques.

Moi de mon côté je leur ai laissé cinq minutes, et puis j’ai débranché le modem.

Alors bon, écoute moi-bien Marie Paye-ta-vie (jeu de mot sur son nom de famille) : t’as vraiment eu de la chance d’avoir réservé avec un chèque-cadeau parce que sinon j’aurais récupéré ton numéro de CB pour lui faire faire le tour du monde sur le net. T’as aussi eu de la chance qu’il n’y avait aucun tracteur immatriculé dans le 43 au parking, parce que sinon je te le défonçais à coups de latte. Je supporte pas les bouseux dans ton genre qui se pointent dans un hôtel logiquement inabordable pour les gens de ton espèce, ceux qui payent rien et qui en plus vont essayer de gratter deux malheureux euros sous des prétextes fallacieux, en hurlant directement plutôt que d’essayer, avant, de dialoguer calmement comme le font d’habitude les individus civilisés. Je supporte pas les gens qui pètent plus haut que leur cul alors qu’ils sentent la connerie crasse et l’obscurantisme campagnard à plein nez. Je supporte pas les connards qui se la jouent oui toi t’es qu’un employé alors tu fermes ta gueule par simple vengeance quand il est manifeste que d’habitude les sous-merdes, c’est eux. Je supporte pas les gens qui se la donnent oué j’suis dans un 4 étoiles tavu quand à côté de ça ils ont rien à payer. Je supporte pas les gens comme toi, et je supporte encore moins d’être obligé d’avoir affaire à eux.

Toi et ton mec vous suintez la connerie à dix mètres, et quand vous ouvrez la bouche elle en sort par kilos entiers, tu peux toujours essayer de tromper le monde avec une robe « de soirée » forcément mal portée parce que de toute façon t’as aucune classe, t’es vulgaire de la tête aux pieds, et ton mec avec son gel dans les cheveux pour faire style minet aixois on dirait juste qu’il est venu du 43 en courant et qu’il a besoin d’un bon shampoing. Tu peux essayer mais ça marche pas, parce qu’en général on a l’air de ce qu’on est. Et vous deux, vous aviez juste l’air d’un couple de gros cons. Jeunes en plus. Ça promet. Pour moi, en plus d’être particulièrement bien assortis niveau ridicule, vous êtes l’archétype du consommateur-tf1 : rien dans le citron, rien dans le larfeuille, et que de la gueule. Prêts à gueuler pour rien à tout moment. Prêts à brandir le fameux jépéyéjyhaidroi à toute occasion, comme une sorte d’argument juridique, et ceci même quand vous ne payez rien du tout. Hargneux, gueulards et radins, vous cherchez jamais à rien comprendre (trop dur ?) et faites péter le scandale dès que possible, tuant toute éventuelle négociation dans l’œuf : vous faites honneur à jean-pierre pernaud putain ça c’est clair. Bordel et je suis sûr que vous allez vous reproduire en plus. Sera pas utile de me garder un petit de la portée en tout cas.

PS : t’as pensé à contacter julien courbet ? Genre ouiiii on a failli payer deux euros mais on connait nos droits nous, si c’est pas marqué c’est gratuit, ahahah merci julien courbet sans toi on se serait fait arnaquer grave. De deux euros.


You said : do you know what happened today ? And I said no. [Herman Düne]


* Mais l’on sentait néanmoins poindre sous ce froid cynisme la bienveillante intelligence de la personne qui SAIT que moi j’ai rien à voir là-dedans, que je viens à peine de prendre mon poste, que j’ai grave la tête dans le cul et qu’il n’est donc pas utile de me hurler dessus non plus. Madame, j’ai pas retenu ton nom mais t’es une putain de sainte. Une rareté. (Et sinon oué tavu : j’aime bien faire des astérisques maintenant. C’est parce que les astérisques, elles ont des formes d’anus.)

** Pour pouvoir se branler tranquilloss sous la douche. Oui bon je sais, mais j’étais obligé là. Hein. Quand même. Une autoperche comme ça, faut comprendre aussi. Désolé.

mardi 28 août 2007

La vie c’est comme une boite de putes en chocolat.

Le monde entier n’y croyait plus. Le monde entier avait laché l’affaire. Le monde entier commencait à se dire que finalement, Transformers était pas un si mauvais film que ça. Le monde entier ignorait somptueusement des films comme Brick ou Idiocracy. Le monde entier bouffait de la merde pour en chier du popcorn, et c’était mal. Heureusement, l’Ouvreuse, qui vient justement d’ouvrir, arrive à point nommé pour foutre quelques grands coups d’escarpin dans la fourmilière des pompes à gland* du cinoche. Et c’est bon. Merci Nicco, le monde en avait besoin.

Y a un tarif réduit pour les poneys gays ?

* Comme d’hab’, une photo dédicacée de mon cul pour celui qui trouve la référence. Attention, balèze.


Quand je sortais de chez moi le matin je faisais croire à tous les copains que pour me marave, y z'étaient vingt. [Zebda]

lundi 27 août 2007

La solution à Winston Smith pour lutter contre les chiens méchants.

C'est la même que l'autre : interdire les enfants.

Pourtant pas compliqué bordel.


Here we are now, entertain us. [Nirvana]

jeudi 23 août 2007

Le petit rayon de soleil de ma journée.

Une jolie carte postale de mon petit frère :


Expédiée de Londres, rédigée dans un pub avant un concert de punk. Glissée dans une enveloppe rose avec écrit au dos : c'est-y pas gay ça une enveloppe rose ? Fiotte ! La totale quoi.

Inutile de préciser à quel point je suis fier de mon frangin.


How you gonna come ? [The Clash]

mercredi 22 août 2007

La solution à Winston Smith pour lutter contre la pédophilie.

Elle est simple : interdire les enfants.

Etonnant que sarkozy n’y ai pas pensé.


Dors maintenant, ou j’appelle la milice. [Les Fatals Picards]

dimanche 12 août 2007

Parce que je viens de l'apprendre.

Alors que ça fait genre un mois que j'aurais pu le savoir : le magazine Trax est mort. Racheté par Technikart. Les rédacteurs, aucun n'a été reconduit. Le grand ménage. Encore une fois c'est la fin d'une époque, d'un style, d'une culture, d'un état d'esprit toujours ouvert et curieux, et même pourquoi pas tant qu'on y est d'une certaine forme d'intelligence. Ou d'une manière de diffuser celle-ci. Encore heureux que le net existe. J'ai l'impression que c'est la version trash, radicale, de ce qui est arrivé à Mad Movies.

Y a des mecs dans les commentaires de leur blog, ils disent que ça faisait 10 ans qu'ils lisaient Trax. Moi ça doit faire deux ans à tout casser que je connais. J'imagine même pas comment ça doit leur faire mal un truc pareil.

Edit : le lien vers le myspace de Trax.


BASTARDS ! [Liléa Narrative]

samedi 4 août 2007

La playlist du moment.

Vite fait et parce que je vais pas trop tarder à la renouveler. A noter que je tape ce post au milieu d’un monstrueux bordel suffisamment bruyant pour m’empêcher de penser, donc faudra pas m’en vouloir si mes phrases frisent l’incohérence. Occuper mes mains, dans l’immédiat on va dire que ça m’empêche surtout de terminer la shoah là où les nazis l’ont laissée (oui je sais, on a dit « pas les juifs » mais là ils m’ont suffisamment gonflé pour que je décide d’y revenir dans un prochain post). Donc :

+++ Chanson française :

Psykick Lyrikah : oui je sais, Psykick à la base c’était plutôt du rap mais le dernier album étant ce qu’il est, je peux pas mettre ces deux morceaux dans une autre catégorie. Même pas rock français. Donc c’est toujours Arm qui chante, mais à la place d’un Robert le Magnifique aux platines on trouve un Olivier Mellano à la guitare, ce qui n’est pas rien non plus. Mellano joue ses boucles, les enregistre en direct puis il les superpose : il a besoin de personne quoi. Les textes me plaisent toujours autant, le live que j’ai vu en avril à Rennes était vraiment bon et je me suis fait dédicacer l’album par les deux gars (chopé Mellano aux chiottes, comme un gros bâtard ; discuté avec Arm, il se souvenait que je lui avais payé une binouze à Marseille 2 ans auparavant, mais je le soupçonne d’avoir menti).

Castafiore Bazooka : groupe injustement méconnu, les Castafiore c’est quatre gonzesses qui chantent et qui jouent terriblement bien. Les textes sont souvent drôles mais aussi régulièrement tristes, voir pire. D’ailleurs leur dernière sortie est un double album : un cd gai, un cd triste. La seule fois de toute ma putain de vie où j’ai failli chialer à un concert, c’était sur l’intro de Toc Tox. Larmes aux yeux et tout, j’ai rien pu faire, le pire c’est que je comprends même pas pourquoi. Le morceau en écoute, Prairies Légères, est parmi mes favoris toutes catégories confondues. Et comme bien souvent, c’est triste mais c’est beau.

Les Hurlements d’Léo : alors sur Le 5ème demi-tour quand j’entends « je garderai le goût de ta sueur, ma peur aura changé » c’est pas compliqué ça me fait des frissons dans le dos de là à là, voir figure 2.

Les Ogres de Barback : l’un des trois seuls morceaux que j’aime sur leur dernier album, qui dans l’ensemble ne m’a pas laissé grande impression. Déception, déception. En plus c’est pas gai. Rhalala.

+++ Rock :

Kaiser Chiefs : un groupe de rock anglais avec un accent à couper au couteau, à la mode en ce moment. Le dernier album est pas trop mal, et My kind of guy c’est ma favorite.

John Lennon : Bring on the Lucie est notamment tirée de la bande originale de Children of Men et, oui, c’est une putain de chanson de hippie. Même pas mal, et freeda people now bordel.

Sunshine Underground : groupe que j’ai découvert complètement par hasard et qui est entré tout droit dans le trio de tête de mes groupes de rock du moment. L’album coule tout seul, il m’arrive régulièrement de le mettre en boucle pendant des heures, chose que je fais assez rarement. Put you in your place est l’un de mes morceaux fétiches de ces dernières semaines, je crois pas avoir passé pratiquement une seule journée sans l’avoir écouté depuis 2 mois.

+++ Rock français :

Les Cowboys Fringants : groupe québécois (donc pas français pour de vrai) résolument gauchiste. Altermondialistes, écolos, engagés, les Cowboys c’est une bien belle bande de putain de hippies je vous l’accorde, et je serais pas étonné qu’ils fument des joints en plus du reste. Leur musique est bonne, souvent entrainante, les textes sont éclairés et permettent des temps à autre à l’auditeur franchouillard que je suis d’en apprendre un peu plus sur la Belle Province. Vus en concert y a deux ou trois mois à Marseille, c’était putain de bon. Ils étaient à priori très étonnés de constater que l’essentiel du public connaissait les paroles de leurs chansons par cœur. La violoniste est vraiment bonne, dans tous les sens du terme. Les étoiles filantes est un morceau très juste je trouve. En attendant est le genre de truc que j’aimerais entendre un peu plus de la part des groupes de rock de chez nous, qui n’ont décidemment pas de couilles.

Le Petit Fossoyeur : est un groupe breton qui à ma connaissance n’existe plus. C’est plutôt dommage, parce que leurs deux seuls albums sont de bonne qualité (collaboration de Guillaume Jouan, guitariste de Miossec : ça aide). Le Petit Fossoyeur aime garder la même thématique sur ses cd, genre le premier est plutôt médiéval (chevaliers, princesses, fantômes, sorcières etc), le second est orienté espace. Cornu est extrait du premier, et Sornettes du second (c’est la seule exception au thème spatial je crois d’ailleurs).

Les Fatals Picards : pas utile de présenter le groupe français qui a été lamentablement se vautrer à l’eurovison cette année. A priori on leur avait conseillé de taper dans des paroles genre internationales pour avoir plus de chances de gagner, d’où l’espèce de franglais du morceau qu’ils ont présenté (le morceau en question, qui n'est sur aucun album, était franchement moyen je trouve). Pas de bol, la fille qui a gagné chantait … en serbe. Paye tes fins stratèges à l’eurovision quoi. Bref, le titre en écoute est une de leur nombreuses chansons foutage-de-gueule-parodique (à tel point qu’il n’y a pratiquement que ça sur le dernier album), là pour le coup c’est Tryo qui ramasse et c’est bon.

+++ Electro :

Ratatat : groupe new-yorkais composé d’un guitariste et d’un mec aux machines, qui se situe quelque part à équidistance entre le rock et l’électro. Leur premier album était déjà bon, le second est vraiment excellent. Très peu de morceaux à jeter, et surtout pas Lex.

Modeselektor : des boches de chez Bpitch Control, le label d’Ellen Allien. Un seul album pour le moment, et pas mal de collaborations à côté. Modeselektor j’ai vu ça en concert je sais plus trop où, à vrai dire je m’en souviens pas, je suppose que j’étais bourré. On va dire que j’en ai gardé un bon souvenir. Reste que Tetrispack, c’est mon morceau-gameboy préféré.

Leonard de Leonard : est sensé avoir sorti deux albums, sauf que j’ai jamais trouvé le premier. Le second par contre a pas mal tourné chez moi. Leonard de Leonard je l’ai vu deux fois en concert, ça dépote sa mère. Il a un mc sur plusieurs de ses morceaux, son nom c’est Maxx (ex-The Goats), il a un gros ventre mais sur scène il envoie sévère, pratiquement j’ai envie de dire qu’à chaque fois ça a été une tuerie, une vraie, du genre que t’en as les jambes qui flageolent à la fin tellement t’en peux plus. Coffee and smokes est ma favorite, et a justement l’avantage de me laisser sur les rotules.

Wax Tailor : est un enfoiré. Parce que la musique qu’il fait, c’est exactement celle que j’aimerais faire aussi. Son premier album n’était pas (trop) passé inaperçu. Le second encore moins et c’est pas plus mal parce qu’il est vraiment très bon : ça, y a pas à chier c’est un mec qui bosse. Pas mal de featuring dessus, et puis faut aimer la flute aussi, parce qu’il y en a partout. Wax Tailor je vais aller voir ça au festival Pantiero à Cannes dans 2 semaines, et je suis assez curieux de le regarder faire sa musique. Once upon a past ouvre donc son deuxième album, et là aussi ça me fait des frissons (revoir figure 2 au besoin).

+++ Hip Hop :

Wax Tailor : déjà décrit plus haut, Wax Tailor est un peu touche-à-tout puisqu’il fait aussi des morceaux hip hop avec des gens qui chantent dessus. Dans ce domaine, Positively Inclined est l’un de mes morceaux fétiches du moment.

Swollen Members : horrified nights est un morceau que je traine derrière moi depuis des années, genre depuis 1998 voir même avant, à vrai dire je l’associe aux résultats du bac de français donc en fait ça veut plutôt dire 1997. Dix ans bordel. Voilà qui ne me rajeunit pas, foutrepine. Et vous non plus d’ailleurs. Le sample c’est le même que le générique de l’émission toute pourrie qui s’appelait Génies en herbe, ça m’a toujours fait marrer.

Dom Negrone : arh. Je sais très peu de choses sur Dom Negrone, mis à part qu’il est Brésilien et que son Armagedomnegrone déchire sa race. Voilà.

+++ Hip Hop Français :

Redbong : groupe peu connu et assez inégal selon moi. Certains sont super fans, mais mis à part deux ou trois morceaux je kiffe pas plus que ça. Striptease porte bien son nom puisque ça parle de la fameuse émission de télé-réalité (oui : depuis le début de la télé-réalité on a pratiquement jamais filmé autre chose que des cons. Etonnant non ?), dont le générique a été samplé pour faire l’instru.

Edwood is Dead : groupe parisien qui n’a pas encore sorti d’album, à chercher sur myspace parce que j’ai la flemme de le faire moi-même. Le dj c’est Toxic Avenger, à pécho sur myspace aussi (faut pas croire que tout va vous tomber sans arrêt tout cuit dans la bouche hein. Internet, 21ème siècle, web 2.0 : tout ça j’en ai rien à carrer. Au boulot bordel). C’est l’éminent Pko qui m’a fait découvrir Edwood is Dead, à cause du titre Moustache mécanique qui lui faisait penser à moi, l'enculé. Bref, paroles chiadées, sample de Cobra : que du bonheur.

Psykick Lyrikah : groupe déjà décrit plus haut. La cage aux 1000 couleurs est un morceau d’avant l’époque Mellano et n’en est pas moins bon : les textes d’Arm se marient aussi bien avec une guitare qu’avec des platines. Paroles magnifiques donc, comme bien souvent avec lui.

+++ Hip Hop Latino :

Alors ça va pas être bien long parce que non seulement je suis pas du tout spécialiste du merdier, mais en plus j’entrave que dalle à l’espagnol, ce qui n’est pas très utile, certes oui. Je vais laisser mon pote cHUPAmEeLaNO qui commente ici de temps à autre en parler à ma place, si d’aventure il passe par là bien entendu. Rendez-vous dans les commentaires quoi, on s’enculera le cul en attendant. Pour le reste tout ce que je sais c’est que Makiza c’est chilien, Tiro de Gracia aussi et ooooh tiens Calambre pareil. Loren par contre c’est espagnol, genre Madrid ou Barcelone. Voilà voilà.


Edit : et puisqu’on cause musique, ça te dit de pomper légalement du son gratos, gros ? Bah déjà sur le site de Calambre tu vas dans "trabajo" et tu peux sucer l’album pour pas un radis, piste par piste. Ensuite le label Jarring Effects, celui d’High Tone et de L’œuf Raide, propose ici une compilation gratuite de leurs titres à venir : c’est toujours bon à prendre. Et pour finir, l’album de remixes de Prodigy est dispo ici, et y en a un ou deux qui envoient sévère (mention spéciale au dernier, celui de Fujikato).

Allez zou, bisous.


It’s not easy to change. [Disflex 6]

jeudi 2 août 2007

Le pays où le premier ministre s’appelait Fion.


Malgré le titre, ce post n’est pas un post politique. A quoi bon en faire un si le but du jeu est de toute façon de traiter les sarkozystes de sales connards ? Dès qu’ils ouvrent la bouche ils le prouvent par eux-mêmes (« marre de payer pour les autres », « des bougnoules y en a trop », « j’ai payé j’y ai droit » etc etc), alors je vois pas pourquoi je me casserai le cul à le démontrer. Pas ce soir en tout cas. Et même sans ça, des gens qui soutiennent un gouvernement dirigé par un gars avec un nom d’anus peuvent-ils être autre chose que des trous du cul ? Bien sûr que non. Donc pas de politique aujourd’hui.

A la place on va parler de mon week-end. Alors ce week-end j’étais à Annecy, une putain de grosse ville de merde ah ça oui bordel, mais comme c’était aussi la ville dans laquelle le Sale Sud venait mixer, fallait bien y aller. Un samedi. Un samedi de fin juillet même. Le jour classé noir par bison futé, le jour où fallait même pas essayer de prendre l’autoroute de Lyon ni rien. Dans la voiture y en avait deux qui ont régulièrement hurlé LA PUTE à peu près toutes les trois minutes durant tout le trajet. Pratiquement 6 heures et demie pour arriver sur place, au lieu de 4. Total tu sors de la voiture un poil tendu, en réclamant un pogrom de bataves et puis surtout l’anéantissement pur et simple de la ville de Paris. Les parisiens ils nous cassent déjà suffisamment les burnes en restant chez eux, alors franchement je vois pas bien l’intérêt de venir faire chier les provinciaux à domicile si c’est pour sans arrêt se plaindre et dire qu’à Paris, c’est mieux. Parce qu’il fallait y rester à Paris hein puisque c’est tellement chouette là-bas, sous la flotte dans le froid et tout. Pas la peine de venir encombrer les routes des autres si c’est pour conduire comme des merdes non plus. Si le touriste français est l’un des plus haïs au monde, c’est franchement pas un hasard.

Bref.

A Annecy donc, y z’ont de l’eau parce qu’ils ont un lac mais par contre y z’ont pas de shit et ça, c’est mal. Si tu sais pas quoi foutre de ta vie y a un marché à prendre : la teushi connexion à Annecy. Des tas de clients. L’air pur de la montagne. Les meilleures tartiflettes de l’univers. Les filles les plus laides de tout le sud de la Loire. Le panard quoi. Et si à Annecy y z’ont pas de shit, par contre ils ont la goutte. Et la goutte, c’est la goutte. Probablement la meilleure invention depuis celle du truc qui permet d’enculer son cul. Alors Pko, Bingirl, Straaatch et compagnie ont bien joué, ça envoyait du gros son et c’était du bon. Personne se plaignait en tout cas. Moi de mon côté j’ai bu comme un trou, à un moment donné je crois que j’étais fin beurré mais l’alcool étant ce qu’il est je ne m’en souviens pas, ce qui n’est peut être pas plus mal. Après y a eu la goutte, et encore après ça le jour était levé, bizarrement, sans prévenir personne ni rien. On a glandé au soleil peinard en laissant filer la matinée et en faisant peur aux enfants, puis on est parti en tout début d’après midi avant que les gens ne nous lynchent pour de bon. Deux nuits blanches dans les pattes, une de taf et une de dépouille, autant dire qu’en rentrant à la maison j’ai dormi.

Sinon aujourd’hui je suis revenu au boulot pour constater que la moitié des chambres étaient louées à des juifs. J’ai donc passé une nuit assez dégueulasse, ils restent jusqu’à dimanche et vu que c’est des saloperies d’orthodoxes j’ai vraiment pas hâte d’être à samedi. Je pourrais développer, mais comme on a dit « pas les juifs » je me tais. Ceci dit, comme tous les frustrés à qui on empêche de cracher leur haine : j’en pense pas moins. Y en a bien qui jouent là-dessus pour gagner les élections, alors l'un dans l'autre c’est pas étonnant qu’on ai un fion comme chef du gouvernement non ?

Et demain si dieu le veut, décorticage de la playlist.


Never ever fucking wack. [Beastie Boys]

dimanche 22 juillet 2007

Post coïtum.


Salut. Juste pour dire qu’ici il fait beau. Ouais. Il est à peine 10h00 et les cigales chantent déjà tavu. L’autre soir je suis allé à l’opéra, Mozart, L’enlèvement au sérail, mise en scène de Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps, ladite mise en scène en plein air à côté d'un château et sur fond de chants de grillons, c’était bon. J'avais même mis une chemise blanche pour l'occasion. Ce matin, à l’heure où Phébus darde ses rayons d’argent à travers les écharpes de brume, c'est-à-dire tôt, Copine m’a lâchement abandonné. Elle fait ça tous les ans j’ai remarqué. Elle m’emmène dans la forêt, elle m’attache à un tronc d’arbre avec une corde et puis elle dit salut, je reviens dans deux semaines. Elle me laisse une écuelle de Kro sur le sol, mais elle fait en sorte que la corde soit trop courte pour que je puisse l’atteindre. Ensuite je suppose qu’elle va prendre son train, mais moi à ce moment-là je suis bien trop occupé à essayer d’atteindre la Kro pour vérifier.

Bref.

Tout ça pour dire que je suis célibataire pendant deux semaines, et que donc j’ai pas l’intention de changer de calebard avant un bon moment.


And she won't be surprised, and she won't be shocked. [Arctic Monkeys]

jeudi 19 juillet 2007

Je déteste les vacances.


S’il y a une chose sur cette Terre avec laquelle j’ai vraiment du mal, c’est bien les vacances. Là par exemple je reviens de deux semaines de congés, et même si ma foi c’était assez salutaire j’aurais encore préféré ne pas les prendre, parce que le retour est franchement dégueulasse. Deux semaines c’est court, deux semaines ça passe vite. T’as pas le temps de faire le quart de ce que tu avais prévu, en deux malheureuses petites semaines. Alors que le jour où tes vacances commencent t’as l’impression d’avoir une glorieuse et paisible autoroute de saine feignasserie devant toi. Non, deux semaines c’est définitivement trop court, mais en fin de compte ce n’est pas ça le vrai problème.

Non, ce qui me saoule le plus le derche avec les vacances, que j’en prenne pour deux, trois, quatre ou douze semaines, c’est qu’à mon retour rien n’aura changé. Les clients seront toujours les mêmes, toujours aussi cons toujours aussi chiants. Pareil pour les collègues de boulot. Je pourrais partir aussi loin que je veux pendant trois ans, à mon retour il me faudra toujours moins de 5 minutes pour me dire que je vais finir par foutre le feu à ce putain d’hôtel, buter deux ou trois clients pour le plaisir, violer sauvagement la connasse de réceptionniste et me barrer de là en rigolant, avec l’agréable sensation d’avoir ENFIN accompli quelque chose d’utile. Et quand je dis 5 minutes, je suis gentil. En général, rien que le fait d’apercevoir au loin mon lieu de travail en arrivant ça suffit à me donner envie de faire demi-tour, et puis de repartir en courant. Au taf j’y viens à reculons, et c’est vraiment pas qu’une expression. Surtout qu’on est en passe de renommer l’établissement « Surbook Sporting Club Deluxe », compte tenu de la manière catastrophique dont l’endroit est géré (le Yeld Management, l’autre nom du foutage de gueule : recherche effrénée de la rentabilité et somptueux mépris du client, dans les mains incompétentes de ma patronne c’est un véritable fléau).

Donc en ce moment l’hôtel est plein à craquer, à hauteur de 110% voire plus, rempli jusqu’à la gueule de connards de touristes à la con, la plupart du temps avec des mômes en plus, le genre de touristes pétés de thunes qui vont claquer l’équivalent de mon salaire en même pas une semaine, qui passeront l’essentiel de leur temps à glander au bord de la piscine ou dans les boutiques de luxe, et qui repartiront sans avoir prononcé un seul mot de français, sans avoir rien visité, sans avoir rien appris. Ils ont beau être riches, souvent c’est la pauvreté intellectuelle dans toute sa splendeur qu’ils amènent avec eux, le degré zéro de la culture livré avec amex platine en quelque sorte, et c’est vraiment à se demander pourquoi ils ne restent pas chez eux vu que les sacs vuitton ils peuvent très bien se les commander sur le net sans avoir à bouger leur gros cul jusqu’ici. Les champions de ce genre de tourisme parfaitement inutile sont bien entendu les américains, dont la spécialité, alors qu’il fait genre 30 degrés dehors, consiste en ce moment à pousser la clim de la chambre à fond – 15 degrés par exemple – pour ensuite demander une voire deux couvertures, parce du coup ils caillent la nuit (ceci en plus d’ouvrir bien grand la fenêtre AVEC la clim en marche hein). Franchement je comprends pas comment on peut être à ce point stupide, mébon, je suppose que chez eux ils ont des écoles pour ça, tellement ils sont balèzes. Comme je le réclame depuis toujours, un test de QI devrait être systématiquement appliqué lors de chaque demande de réservation, ça permettrait de faire un peu le tri.

Bref, voilà pour le boulot. Ma conclusion c’est que les congés ont principalement fonction de soupape de sécurité, afin d’empêcher l’employé de péter un câble pour de bon. Dans mon cas, c’est exactement ça. La cruelle désillusion du retour de congé, l’abject constat de l’inutilité de la chose passées les trois premières minutes de taf, ça c’est la cerise sur le gâteau. Au final t’as encore moins le moral qu’avant de partir, clair que ça donne carrément pas envie de se tirer une balle. Ou de se pendre, à la mode de chez PSA.

Et sinon ces vacances, bien ou quoi ? Bien. Avec Copine on a passé quelques jours à Toulouse, c’était chouette. Pourquoi Toulouse ? Parce que, comme ça, au pif, histoire de visiter la fameuse ville rose. Toulouse c’est une grande ville, mais c’est pas le bordel comme à Marseille. Y a des arbres, des bancs et des parcs partout, pas comme à Marseille quoi. Les rues sont larges et on peut y faire du vélo, pas comme à Marseille. Le métro est pratique et donne envie de s’en servir, pas comme à Marseille. La vie culturelle est mise en avant et favorise la jeunesse, pas comme à Marseille. En gros Toulouse est une ville dans laquelle on se dit qu’on pourrait vivre, c'est-à-dire exactement l’inverse de Marseille, qui est plutôt le genre de ville que l’on a hâte de quitter le plus rapidement possible.

En plus de ça Toulouse c’est la ville de Menstruel, de Le Truite et de Tasty, qui sont des gens ma foi fort sympathiques et qui ont eu la gentillesse de nous trimballer jusqu’au festoche electro qui se tenait pile-poil au moment où j’étais sur place. Première soirée assez bonne, et mis à part la confirmation qu’un live d’Agoria c’est définitivement chiant comme la mort, on retiendra essentiellement la prestation de SebastiAn et de Busy P qui se sont relayés aux platines pendant plus de deux heures. Ils s’étaient manifestement entendus pour se répartir les tâches de la sorte : SebastiAn fout le feu, Busy P arrive derrière et bousille tout. Sans déconner sur la fin j’avais envie de hurler MAIS PÉTEZ-LUI LES BRAS BORDEL, PÉTEZ-LUI SES DEUX PUTAIN DE BRAS. Je veux bien croire que le monsieur s’appelle aussi Pedro Winter et que c’est pas n’importe qui, mais n’empêche que j’avais encore jamais vu quelqu’un réussir à niquer un mix, et plusieurs fois d’affilée par dessus le marché, rien qu’avec un quart de tour de potard et sans perdre le sourire, genre je-sais-exactement-ce-que-je-fais. Alors que non, définitivement non. Bilan de leur prestation en dents de scie : 5 morceaux de Daft Punk et au moins 3 de Justice, original et recherché tavu, pas de doute on est bien en 2007. Par contre Teenage Bad Girl je connaissais pas, ça a été ma grosse découverte de la soirée : des putain de furieux sur leurs machines, un set aux petits oignons, que du bonheur.

La seconde soirée était bonne aussi, sauf qu’il a plu sur la fin et qu’à la buvette fallait se battre pour choper la moindre malheureuse binouze. Du coup j’ai bu avec parcimonie, surtout que les chiottes étaient loin. Perso j’ai bien aimé la prestation de Dj Vadim, c’était reggae et ça changeait de l’ordinaire. Alec Empire, c’était bourrin. Kap Bambino j’ai loupé la moitié, j’ai même envie de dire LA moitié, celle avec la fille qui vient chanter sur scène, parce qu’au début le gars était seul aux machines, que ça envoyait du gros et qu’à un moment donné il a plus ou moins fait comme si c’était fini alors on a haussé les épaules et on s’est barré sous l’autre chapiteau en se disant que c’était déjà bien. Erreur. ERREUR. Du coup une heure plus tard l’essentiel du public masculin arborait sourire béat et trique mal contenue, et moi je me suis dit chiotte de bite tiens : j’ai loupé la gonzesse de Kap Bambino au profit d’Interlope, non mais paye ton arnaque quoi putain. La fin de soirée j’en parlerai pas, inutile de remuer le couteau dans la plaie nesspa.

Ensuite ajoute au festoche quelques musées, quelques églises, deux ou trois bonnes balades en amoureux, un chouette apéro chez Menstruel et un bon resto en tête-à-tête avec Copine : voilà pour l’épisode toulousain. Retour sur Aix, plusieurs barbacks qui s’enchainent, une cuite assez monumentale avec du vomi et tout (que ça faisait longtemps : Becherovka la pute à sa mère quoi), mon anniversaire, un week-end de crapahutage dans la montagne et mes vacances étaient pliées. Fallait retourner au boulot.

D’ailleurs c’est là que je suis en ce moment, et même que j’ai 6 chambres réservées par l’hebdo de Force Ouvrière, à 110 euros la chambre on voit que ça assume grave chez FO. Leur budget pastis a également l'air assez confortable, à en juger par l'odeur. Je relis ce post et il est chiant, pas aussi chiant que mes clients mais presque. Je veux dire, mon post on a pas envie de taper dessus non plus. Quoique. Je ferai mieux la prochaine fois. Ou pas. Enfin on verra hein, vaille que vaille et suce mon cul.

Et puis faut que j’envoie les photos de mon cul à ceux qui les ont méritées, parce que je l’ai toujours pas fait.


Hey ! Hey ! Hey hey hey ! [Kap Bambino]

lundi 2 juillet 2007

Sinon à part ça en ce moment ma vie est plutôt partagée.

Ouais. Putain. La vie est dure pour les petites créatures du désert (ou un truc comme ça. Celui qui trouve quand même la référence gagne une photo dédicacée de mon cul*). Donc voilà un peu le dilemme du moment. J’ai le choix entre acheter ça :

Turlututu ou ça chapôpointu.

Le premier c’est joindre l’inutile à l’agréable oué c’est sûr, mais faut avouer que je suis assez fan des Qee de chez Toy2r. Un jour faudra que je vous fasse une photo de ma collec’. Genre pour me la péter quoi. Genre surtout le jour où j’aurais vraiment rien d’autre à poster. La zermi dans la téci et tout.

Le second c’est carrément autre chose. Le second c’est déjà nettement plus un investissement, dans tous les sens du terme. L’avoir c’est clair que c’est déjà bien mais c’est pas vraiment le problème. Avoir le temps nécessaire pour s’en servir ça par contre c’est autre chose. Faudrait s’enfermer quoi. Faudrait s’enfermer pendant trois mois en faisant tourner le merdier avec Ableton Live. Voilà. VOILÀ ce qu’il faudrait faire. C'est un verbe conjugué au conditionnel, oui. Bordel. Je vais genre tabasser un client-chiant** et me faire virer pour faute grave. On peut toucher le chômage pendant 3 mois pour faute grave ? Non ? En même temps ça se défend quoi. Faut relativiser. C’est peut être pas si « grave » que ça quand on y regarde de plus près. Je veux dire, le client s’il est vraiment vraiment chiant, s’il le fait exprès pour de vrai de casser les burnes, quelque part il mérite. Oui. Du verbe mériter. Premier groupe et tout. Parfaitement.

Bref.

Tout ça pour dire que personnellement je suis plutôt pour l’éducation des clients. Mais ça c’est un tout autre débat, le genre de débat qui suce des culs. Que même limite on en serait presque à deux doigts de se tendre une tite bâche oué. Et puis merde, allez donc vous faire un peu enculer, voir.


J’aimerais détruire le monde entier, regarde-le comme il parle de ma voix qui s’est tue. Je veux fuir et maudire toute ma vie, je veux dire et m’enfuir, et ces yeux qui me voient. [Psykick Lyrikah – En écoute quelque part dans la playlist du moment : La Poursuite]


*Attention je rigole pas hein. J’envoie POUR DE VRAI ET POUR PAS UN ROND une vraie photo de mon cul prise par Copine et dédicacée par mon illustre main sous Photoshop (avec l’outil pinceau je crois). Mais ça reste néanmoins mon cul. Alors ouiiiii aujourd’hui je dis pas hein, mais imagine un peu dans 50 ans le prix d’un .jpg du cul de Winston Smith sur ebay. Imagine un peu, gros. Oué. Tavu.

**Seconde référence de type blind-test à deux balles. Alors de suite c'est plus dur mais sache néanmoins qu'il y a UNE DEUXIÈME PUTAIN DE PHOTO DU CUL DE WINSTON SMITH À GAGNER SUR CE COUP-LÀ MEC (la même que l'autre en fait, mébon). Rien que ça.

dimanche 1 juillet 2007

Parlons peu mais parlons bien.


Alors déjà, je tiens de dire que Microsoft Office Word 2007 est une putain de grosse bouse de merde et que je vais pas tarder à réinstaller Open Office. C’est lourd, c’est lent, ça plante minimum deux fois par jour à l’ouverture d’un document, alors que c'est quand même la moindre des choses, bordel, de les ouvrir correctement les putain de documents non ? En gros c’est nettement plus énervant qu’efficace : de la merde, donc. Voilà.

Ensuite, et même si l’utilité de l'opération est assez proche du néant, je vais faire comme Nicco et relayer la pétition pour « préserver la diversité du paysage audiovisuel français » (enfin, le peu qu’il en reste pour être précis), lancée à l’occasion de la non-reconduction de l’émission Arrêt sur Images. Je ne sais pas s’il est très utile de revenir sur les faits qui ont donné lieu à cette pétition, et encore moins sur les motivations présumées et/ou avérées de cette décision. Le mieux est encore de suivre le truc sur le blog de Daniel Schneidermann. Certains y verront un signe des temps, tandis que d’autres hurleront à l’anti-sarkozisme primaire, cette terrible maladie mentale qui frappe pratiquement la moitié du pays (alors qu’eux on les appelle les « sarkozistes » tout court, le mot primaire relevant dans leur cas du pléonasme). Ce qui est sûr par contre, c’est que pour un ASI qui s’arrête, y a un nouveau Loft qui débute.

Et puisque les déprogrammations d’émissions culturelles (comprendre « subversives », ou alors l’imparable « pas rentables ») sont plus ou moins à la mode ces derniers jours, je relaie également, peine perdue oui je sais, la pétition visant à empêcher la déprogrammation de La bande à Bonnaud sur France Inter. Là encore, l’émission est jugée trop « élitiste » (c'est-à-dire que Frédéric Bonnaud invite des historiens de temps en temps, des HISTORIENS quoi), ce qui ne manquera pas de faire rire les amateurs d’émissions élitistes pour de vrai. Parce que soit je suis prix Nobel de littérature, soit je la trouvais quand même vachement accessible (et pas mal portée sur la déconnade) cette émission pour un truc jugé hermétique et destiné à une élite quelconque (ou alors je fais partie de l’élite et je le sais même pas, pourquoi pas hein. Dans ce cas j’exige le salaire qui va avec mon statut d’être supérieur, parce que si je me goure pas l’élite elle gagne plus de 1200 euros par mois, bordel). Autres reproches : la liberté de ton employée, quelques railleries sur notre bien-aimé président, un peu trop d’impertinence politique etc etc, bref tous les actes de terrorisme intellectuel et de dissidence politique qui vont devenir les grands classiques des prochains mois. France Inter cherchant actuellement à adapter sa grille des programmes aux nouvelles attentes des auditeurs français (à savoir : plus de divertissement, moins de culture. Plus de consensuel, moins de pertinence), elle a donc opté pour la prévention en virant de suite un élément potentiellement perturbateur.

Concernant France Inter, est-il également nécessaire de mentionner le déplacement de l’émission (gauchiste !) de Daniel Mermet, Là-bas si j’y suis, d’une heure de grande écoute vers un créneau qui la priverait de l’essentiel de son audience ? Je suppose que non (l’une des raisons invoquées étant justement la recherche d’une meilleure audience, on est en droit de se demander si oui on non on se fout délibérément de notre gueule).

Bon puisque je suis lancé, et histoire de boucler la boucle sur les élections (oui, je sais, mais j’ai pas eu le temps avant), y a un truc qui m’a limite choqué entre les deux tours des législatives, c’est une porte-parole de l’ump qui disait, sans rire, que si les électeurs de gauche s’étaient aussi peu déplacés lors du premier tour, c’était parce qu’ils souhaitaient ainsi montrer qu’ils donnaient sa chance à sarkozy et qu’ils lui faisaient confiance. Faut quand même être gonflé. Du coup moi qui n’avait pas particulièrement l’intention de me bouger le cul pour le second tour, d’entendre des conneries pareilles, proférées par une personne qui s’imagine savoir aussi précisément ce qu’il se passe dans ma putain de tête et dans celles des autres, bah c’est pas compliqué ça m’a tellement énervé que j’ai été voter au deuxième tour, malgré les « ça sert à rien de voter à gauche alors reste chez toi connard » massivement relayés par les médias à ce moment-là. Et je suppose que j’ai pas été le seul puisque la fameuse « vague bleue » n’a pas été à la hauteur des attentes de la droite : ça leur apprendra (clique sur le lien n’aie pas peur : c’est intéressant). Le truc emmerdant avec ces cons-là c'est qu'il faut bien reconnaître qu'ils apprennent vite, et bien.

Oh et puis tiens, j’en rajoute une couche supplémentaire : Devedjian fait le malin et traite une de ses adversaires de salope. Très classe. Nicolas Sarkozy, aka Je-vais-te-casser-la-gueule-Begag, déclare que « ce n’est pas une façon de parler ». Sûr qu’il s’y connait hein. Rachida Dati, ministre de la Justice et de la Rénovation Urbaine à Coup de Karcher, parle quant à elle de propos « intolérables » sur Europe 1 : ces propos, je les trouve choquants, déplorables. Comment peut-on, dans notre pays, créer la culture du débat si l'on parle ainsi de ceux qui défendent des valeurs différentes ? En faisant gaffe aux caméras c’te bonne blague, clair que c'te radasse elle est pas prête de se faire baiser une seconde fois. Et puis surtout en comptant sur le manque de mémoire atterrant des français, bien entendu.

Voilà, alors on va dire que c’était le post-politique du mois, et que vu qu’on est le premier juillet c’est pas prêt de se reproduire. Oui oui je sais : encore heureux.


Mais l’une des ruses de l’histoire veut que les siècles commencent et finissent là où ils veulent. Ainsi de Sarajevo à Sarajevo notre siècle a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin. Fini le siècle des grandes impuissances, voici venu le siècle de l’évidence. Fin de l’histoire, pensée unique, nouvel ordre mondial. “Plus rien à voir, circulez.” Nous avons obtempéré : nous circulons, sans rien voir. [Paroles de Daniel Mermet (justement), reprises par les Ogres de Barback qui ont eu (justement) eux aussi quelques démélés avec l'arrogante droite décomplexée]

lundi 25 juin 2007

Le premier post n’a jamais de titre valable.

J’ai coutume de dire qu’un commencement est un moment délicat. Bah ce sera pas le cas aujourd’hui. Nouveau üzdrük donc, c’est reparti pour un tour on dirait bien. Comme indiqué en haut de la page, on va essayer de faire ça à l’ancienne.

*Ouiiii, mais qu’est-ce que ça veut dire au juste « à l’ancienne » ?*

Putain mais ça veut dire ce que ça veut dire : ça veut dire comme avant. Parce que cétémieuhavan oui, c’était toujours mieux avant : soyons un peu honnêtes bordel.

*Alors ouiiiii mais le décor est d’un soooobre, tout ce gris ça me donne envie de m’enfoncer un cd de Cure dans l’urètre en regardant le dvd du spectacle d’Anne Roumanoff.*

Je sais. C’est juste que le gris, j’aime bien. Le fond blanc c’est parce que par contre j’aime pas les rayures, ni les pois, ni les motifs à la con, et encore moins les images merdiques répétées n’importe comment que ça m’en dépulpine les rétines quoi. Non le blanc c’est bien, le blanc c’est mieux. C’est moins bien que le gris mais c’est bien quand même.

Bref.

Nouveau üzdrük donc. Pour en faire quoi au juste, ça je verrai bien au fur et à mesure. J’y ai mis de la musique sur le nouveau üzdrük tavu, pis j’ai fais ça bien en plus, les morceaux classés par genre et tout. Je me fous carrément pas de la gueule du monde je trouve. A vrai dire je suis plutôt fier de moi. Oué.

Bon et sinon à part ça ? Bah boarf la routine quoi, je suce des culs, rien de neuf. On fait aller, avec des hauts et des bas, comme tout le monde. L’été s’annonce pas trop mal. Au taf c’est moyen, je râle tout le temps mais ça c’est normal. J’ai pris deux semaines de vacances en juillet, on va dire que ça va faire du bien. Copine a rendu son mémoire, a passé sa soutenance, a eu 18. Va tenter de faire péter la super-bourse pour continuer ses recherches, c’est plutôt chouette pour elle. Au milieu de tout ça y a eu pas mal de vortex© jamais écrits et ça, c’est mal. C’est quand même mieux d’expulser un certain nombre de choses mine de rien. Je crois que le but d’üzdrük 2 c’est d’essayer de remédier à ça. J’ai comme un problème avec l’écriture depuis plusieurs mois je dois dire. J’ai jamais fini les trucs que j’avais commencé et que j’avais dit que je terminerai. Entre-temps j’ai trouvé une ou deux nouvelles marottes pour remplacer ça, comme l’espèce de conscience politique que je me suis laissé pousser sur Oxy cette année. Mais faut comprendre aussi, c’était les élections toute cette pression quoi. On va devoir faire avec je pense, parce que je crois pas que ça soit fini.

Re-bref.

Tout ça pour dire que je me suis pas cassé le cul à faire un truc gris et blanc avec du rap chilien en fond sonore pour que dalle. Maintenant que c’est là, maintenant que j’ai mon nouveau jouet, va bien falloir que j’en fasse quelque chose, quelque chose de productif. Je dis pas quelque chose de productif du point de vue général hein, je parle surtout pour moi. Faudrait voir à pas déconner non plus. Bloger c’est naze bloger c’est nul ouais, et puis j’ai toujours fini par casser mes jouets de toute façon. J’ai bien cassé celui d’avant. Je suis comme ça moi, j’aime bien détruire les jolies choses.


Je scierai la branche sur laquelle je suis assis. [Stupeflip]